Debout près du port de Bremerhaven, une jeune fille regarde les navires glisser sur l’eau comme s’ils n’étaient plus soumis à la gravité. Sur son dos, des ailes improvisées faites de carton et de bouteilles en plastique la transforment en astronaute du quotidien.
Dans le plus pur style surréaliste belge, la frontière entre observation et transformation s’estompe. Le navire devient plus qu’un simple bateau : il devient un maître silencieux. Ce qu’elle voit, ce n’est pas un départ, mais une possibilité.
La mer n’est plus une limite, mais un seuil. Et dans ce moment de calme, sans spectacle, elle comprend quelque chose d’essentiel : ses rêves vont se réaliser.